Tlemcen ville d'art et d'histoire

 

Introduction


L'Algérie est connue pour la diversité de ses cultures et ses traditions, chaque région a ses propres spécificités, d'est en ouest, du nord au sud, parmi ces régions la ville de TLEMCEN.


TLEMCEN ville du nord-ouest Algérien, chef lieu de la wilaya de Tlemcen qui s'étend sur une superficie de 1906 km² et qui compte actuellement plus de 900 000 habitants.

Elle a porté plusieurs noms:
1-POMARIA: qui veut dire les jardins (à l'époque des Romains)
2-AGADlR : qui veut dire le mur solide (à l'époque Islamique)
3-TAGHRART: au temps d'IBN TACHFlN (à l'époque Islamique)
4-TLEMCEN : qui veut dire sources ( à l'époque des Zianides )

TLEMCEN s'élève à une altitude de 806 m au dessus du niveau de la mer, elle fut fondée par "YOUCEF BEN TECHFIN" à la fin du II ème siècle.


Le site privilégié de Tlemcen:
Le site privilégié de TLEMCEN a un cachet particulier, ayant à ses pieds le tapis changeant des vallées de la TAFNA et de SAF SAF, dominée au sud par un vaste plateau rocheux dont le rebord découpe ses escarpements roses vers la ville, TLEMCEN occupe l'une des meilleures positions que peut choisir un faiseur de ville, cette position lui valut un de ses nombreux surnoms "la bien gardée des Dieux".


Au Sud, elle est abritée par la couronne de LALA SETTI, au nord elle domine une riche plaine semée de villages et de "KOUBAS" .
TLEMCEN assise sur le palier aux pieds des hauteurs rocheuses du Sud, reçoit ainsi en abondance une eau pure, ce qui fait dire à ses habitants qu'elle est bénie, cette abondance des eaux fait que les arbres des pays froids se mêlent ici, dans les jardins à ceux des régions méditerranéennes.
TLEMCEN est aussi un point de liaison entre le Maghreb extrême et le Maghreb central, ce qui lui donna une grande importance à travers les conquêtes historiques.


 

Les sites historiques de Tlemcen

 

Bab- EI- Kermadine:

Il s'agit là d'un des vestiges de l'enceinte de Tlemcen, située au nord ouest de l'ancienne ville, Bab El Kermadine ou porte des tuiliers, est justement célèbre car c'est à ce niveau que YAGHMORASSEN, en passant ses troupes en revue, faillit être massacré par le chef de sa garde chrétienne.
Le nom de Bab El Kermadine, "porte des tuiliers" provient du fait que l'on rencontre dans le pisé qui a servi à la construire, de nombreux fragments de poterie, traduisant vraisemblablement le fait qu'il existait là une industrie céramique assez développée.
Encore à ce jour, des vestiges importants en subsistent. Ils sont constitués par un mur médian de 12,50 m percé d'une petite tourelle et flanqué de différentes tours tant à l'est qu'à l'ouest.
Latéralement et en arrière, on trouve des murailles: l'ensemble constituant pour l'époque, une fortification très développée.


 

La Grande Mosquée:
Située en plein centre ville, elle est remarquable par la régularité de ses proportions et l'imposante harmonie de l'ensemble. Huit portes y donnent accès, elle occupe une superficie de 3.000 m² environ et justifie son nom par l'importante étendue de ses constructions.

Ce fut "Youcef Ibnou Tachfine" le fondateur de la dynastie Almoravide, qui aurait construit vers 1102 un édifice d'une nudité ascétique et "Ali Ben Youcef" qui en 1136 agrandit la Mosquée, embellit le minaret primitif, le "Mihrab", la Net médiane et la Coupole en avant du Mihrab.

EN 1236, "Yaghmoracen" le fondateur de la dynastie Zianide construisit sept nouvelles nefs, donna à la Mosquée ses dimensions et son plan actuels, la dota d'un Minaret et d'une coupole centrale où fut suspendu un grand lustre.


- EI- Mansourah:

Ce ne fut d'abord qu'un camp militaire établi par le Sultan Mérinide "ABOU YAKOUB" en 1299, lors du premier siège de Tlemcen, le siège se prolongeant, le Sultan se fit bâtir, à l'approche du rigoureux hiver tlemcénien, une demeure royale, jeta les fondations d'une mosquée pour lui et ses armées et fit édifier des habitations pour ses soldats et les fonctionnaires royaux, le tout fut défendu par une muraille. Cette ville improvisée reçut le nom de "El Mahala El Mansourah" traduisez "le Camp victorieux".

Au bout de deux ans, le Sultan fit bâtir un mur d'enceinte considérable, car Tlemcen, étant fermée au négoce très important dont elle était le siège par un blocus rigoureux, toute l'activité commerciale fut déviée vers "Mansourah" dont l'étendue s'accrut, la population augmenta et ce ne fut plus un camp mais une ville qui prit un accroissement prodigieux et s'appela "Tlemcen la Neuve".

Le Sultan y fit édifier alors des bains, des caravansérails, un hôpital et une mosquée dont le minaret, était aux dires des historiens, d'une hauteur extraordinaire et donna à la ville, le nom d'El Mansourah.

Ce siège dura plus de huit ans, Tlemcen fut sur le point de céder, mais "Abou Yakoub" fut tué par un de ses esclaves et les Mérinides quittèrent Mansourah, qui fut alors détruite en grande partie par les assiégés de la ville.

Ce n'était que partie remise, un deuxième siège de Tlemcen fut entrepris en 1335 par "Abou El Hassan", le Sultan noir qui restaura les fortifications et reconstruisit les maisons démolies. Cette fois Tlemcen céda, mais le conquérant n'abandonna pas son camp pour sa nouvelle conquête et fit de Mansourah la ville officielle, le siège du gouvernement Mérinide dans le Maghreb central. Il y édifia un vaste palais, le "Palais de la Victoire" avec de vastes dépendances, des jardins et des pièces d'eau.

Les Mérinides durent à nouveau quitter Mansourah et les Zianides en revenant au trône, frappèrent d'un arrêt de mort cette ville voisine rivale de leur capitale, en démantelant les murs, ils y firent passer les charrues et la transformèrent en champ de culture.
Tout ne fut pas perdu, puisque dalles, colonnes et chapiteaux d'onyx de la mosquée de Mansourah et du "palais de la Victoire" servirent pour la construction d'autres mosquées et que subsistent actuellement des vestiges importants de l'enceinte, de la mosquée et du "MAUSALLA" traduisez aire de prière.

 


La Mosquée de Sidi Bou- Mediène

"CHOAIB IBN HOCINE EL ANDALOUSSI" surnommé "ABOUMEDIENE EL GHOUTS" et dans le langage populaire "SI BOUMEDIENE" est né à SÉVILLE en 520 (H), 1126 (G). Il étudie à FES, auprès de maîtres de grand renom.
Principalement, il fut élève du cheikh "ABOU YEZA", qui l'initia aux secrets du soufisme.

Quittant "Cheikh ABOU YEZA", pour prendre le chemin de l'Orient, ayant déjà acquis la renommée de théologien consommé, il arrive à Tlemcen et comme il cherchait la solitude, il se retira au-dessus d'EL EUBBAD, auprès du tombeau du "OUALI SIDI ABDELLAH BEN ALI".
Après un séjour d'une certaine durée, il dit adieu à Tlemcen qu'il ne devait revoir qu'une fois, longtemps après, pour y mourir. Il se dirigea vers l'orient, s'arrêtant à toutes les villes importantes qui se trouvaient sur sa route.


Arrivé à la Mecque, il fit la connaissance du "Cheikh SIDI ABDELKADER EL DJILALI" qui complète alors son instruction sur la doctrine soufie et fit de lui son disciple bien aimé.
"SIDI BOUMEDIENE" voyageait beaucoup, il professa à BAGDAD, SÉVILLE, CORDOUE, et à BOUGIE (Bejaîa). A la mort de son maître, il devint le plus célèbre de tous les Cheikhs que ce Ouali avait formé à son école.
Renoncement au monde, contemplation des mystères divins, recherche des secrets du spiritualisme: c'était un soufi parfait, d'une éloquence rare, il en fut durant sa vie, un des propagandistes les plus autorisés.

Il s'établit définitivement dans cette dernière ville où la science était alors en grand honneur, entouré de la vénération publique, à la connaissance approfondie des dogmes de l'Islam, il gagnait celles des lois morales, mais ce qui le distinguait de tous les autres savants de son siècle àun degré éclatant, c'était la perspicacité avec laquelle il avait sondé les mystères de la vie spirituelle, rien n'était caché pour lui des choses du monde invisible.

Il avait écrit plusieurs traités de doctrines spiritualistes et il se plaisait à composer des poésies allégoriques, il fut surnommé le Cheikh des Cheikhs "le Ouali", c'est à dire l'ami de Dieu, le Saint, le "Kotb", ce qui signifie littéralement "le pôle" dans le langage mystique du soufisme.

C'est le Saint par excellence, le Routs et c'est également un être unique qui occupe un degré plus élevé encore dans l'échelle mystique. Il est le recours suprême des affligés, le sauveur.

Il quitte BOUGIE à l'appel du Sultan "ABOU YOUCEF YAKOUB EL MANSOUR", Sultan ALMOHADE pour MARRAKECH. Arrivé à "AIN TEKBALET" aux environs de TLEMCEN, SIDI BOUMEDIENE indique à ses compagnons le Ribbat d'EL EUBBAD, puis il s'écria, comme inspiré: "combien ce lieu est propice pour y dormir en paix de l'éternel sommeil".

A sa mort, Il dit d'une voix éteinte: '''Dieu est la vérité suprême. Allah Houa El Hak". Il est mort en 594 (H), 1197 /98 (G,), à l'âge de 75 ans.

 

La porte de la mosquée, l'entrée du tombeau et le puit sacré près du tombeau

 

Le cimetière sur la route de Sidi Boumediène et la route de Sidi Boumediène en 1930.


 

La tombe du rabbin:
Le rabbin de Tlemcen, médecin du Sultan de Tlemcen.

Le Sultan le remercia d'avoir sauvé la vie de sa fille, en lui donnant un terrain pour construire une synagogue.
Son mausolée est toujours là-bas sur un site merveilleux, tous les ans les juifs du monde entier y venaient en pèlerinage. Les anciens de Tlemcen connaissent bien son histoire (des Tlémcénien de toutes confessions). Ces dernières années encore les juifs de France affrétaient un avion spécial.

 

 

 

 


Le Mechouar :

Haut lieu de l'histoire du peuple Algérien, témoin de 8 siècles d'une civilisation arabo-musulmane et des heures fastes de la "Perle du Maghreb", symbole de notre identité nationale, la vieille citadelle du "MECHOUAR" est un rectangle d'environ 200 sur 150 m édifiée en 1145 sur l'emplacement même où le roi Almoravide "YOUCEF BEN T ACHFlNE" avait planté sa tente lors du siège d'Agadir.

Ce furent simplement, au début, des bâtiments servant de résidence aux gouverneurs Almoravides puis après eux, aux gouverneurs Almohades. Son destin changea avec l'arrivée au pouvoir des Zianides.
Ce fut "YAGHMORACENE" qui, après avoir abandonné sa résidence royale de "QASR EL QADIM", voisin de la grande mosquée, y jeta les fondations d'un nouveau palais: "LE MECHOUAR".


Ses successeurs y apportèrent de nombreux embellissements. La mosquée fut édifiée en 1317/1318 par "ABOUHAJVIMOU MOUSSA" 1er, puis ses successeurs en firent leur oratoire ordinaire.
Le Mechouar devint en même temps un palais, une sorte de résidence forcée où il retint près de lui les otages pris aux rebelles de MEDEA et à toutes les autres tribus.

La ceinture de hautes murailles qui l'entoure fut l'œuvre d'ABOU ABBES AHMED, Berne Prince Zianide. Ce fut la résidence officielle des Princes Zianides : y vivaient aussi: le personnel de la cour et les Émirsétrangers, et c'était là que les rois de Tlemcen tenaient conseil avec leurs ministres d'où l'appellation de "MECHOUAR".
Une brillante vie de cour y exista sous le règne de ABOU HAMMOU II, et une réception éclipsait en splendeur toutes les autres: C'était celle de la célébration du Mouloud, anniversaire de la naissance du Prophète, ou le Prince prônait dans la salle principale, au milieu des dignitaires, révolus de leurs habits d'apparat et en présence du peuple, cette magnifique réception agrémentée par la présence des poètes qui venaient y réciter leurs vers se terminait par un repas et la prière du matin faite en commun.


 

Le musée de Tlemcen:

Situé sur le côté ouest de la place Khemisti ancienne Mosquée Sidi Bel Hassan, édifiée par "Abou Said Othmane", prince Abdelouadid, fils aînéde "Yaghmorassen" en 696 (H) 1297 (G) en l'honneur de l'Émir "Abou Amar Ibrahim", père d'Abou Said Othmane, prince brillant et diplomate avisé. L 'édifice porte le nom d'Abou El Hassan Ben Yekhlef Ettenessi, savant qui vécut sous le règne d'Abou Said Othmane et célèbre jurisconsulte qui a professé avec éclat dans ce Mesjid
Comme cela arrive souvent en pays musulmans, les siècles donnent le pas à la gloire religieuse des savants et des saints sur la gloire politique des monarques et des Émirs d'où cette appellation.
Les faibles dimensions et la richesse de l'ornementation laissent penser qu'il servait d'oratoire princier. Cette mosquée, ne conserva pas malheureusement sa destination première et, eut beaucoup à souffrir de ses affectations successives.
Dés le début de la conquête française, elle servit de magasin à fourrage puis école arabo-française, puis de Musée, destination qu'elle garde encore de nos jours.
Installé en 1901, le Musée occupé l'oratoire de Sidi Bel Hassan, ainsi que la salle voisine, emplacement de l'ancienne cour de la mosquée et une salle au premier étage. Il comporte de nombreux vestiges de l'art Almoravide, Zianide ainsi que des armoires comportant des vestiges trouvés lors des fouilles de Siga, de HonaÏne et de la mosquée d'Agadir, et des pièces de monnaie Almohades et Romaines.


 

Le tombeau de Sidi Yakoub :


Sidi Yakoub est un saint très connu qui a été enterré à la compagne tlemcenienne près d'une source qui s'écoule dans des bassins de pierres grossièrement creusées, se
trouvent les ruines élégantes d'un petit monument construit à l'époque Mérinide, avec un arc à onze lobes de plein cintre, alternant avec dix lobes brisés.
Il s'agit là probablement non seulement du tombeau d'un illustre marabout, mort à Tlemcen en 1300 et qui avait, dit-on le don des miracles, en particulier celui de se transporter par enchantement d'un lieu à un autre, d'où le nom d EL Tayyar : homme volant, mais aussi des restes d'un oratoire fortement délabré.
A l'intérieur, à même le sol, se trouvent deux tombes.

 


 

La Médersa de Tlemcen: EX LYCÉE FRANCO MUSULMAN


La Médersa est un lieu d'apprentissage et de culte, Construite en 1905 dans le style arabo-mauresque avec une magnifique façade s'inspirant. du Mihrab La grande mosquée avec des arabesques en mosaïque de faïencesà plusieurs tons, une belle cour dallée de marbre et de nombreuses salles de cours; elle est située place des Anciens Moudjahidinà côté du Mausolée de Sidi Mâamar Ben Ali a qui tire sa particularité du fait qu'il est en grande partie en dessous du niveau du sol.

 

 

 


 

LE GRAND BASSIN:

Long de 200 m, large de 100 m. profond de 3 m, creusé par ABOU T ACHFlNE, probablement pour imiter le bassin semblable qu'ABDEL MOUMEN avait fait construire à MARRAKECH.

Différentes interprétations ont été données quant a son usage: Était-il destiné comme certains le prétendent, à des réjouissances nocturnes ou à distraire la fille du Roi de Tlemcen qui venait s'y baigner? Il est plus probable que cet énorme bassin servit à l'irrigation de jardin quant on sait le soin que les Arabes ont apporté aux travaux d'irrigation.
La campagne tlémcénieime est toute entière sillonnée d'aqueducs, de conduites, parsemée de citernes plus ou moins profondes. "C'était une exigence vitale pour une ville de l'importance de Tlemcen que de pouvoir disposer d'une quantité d'eau importante".
On rapporte que AROUD], après la prise de Tlemcen en 1518, y fit noyer les derniers Princes de la dynastie ZIANIDE. Le saridj aujourd'hui à sec, vient d'être aménage en "espace vert" avec terrain de sport et théâtre de verdure.

 


 

Bab EI- Khemis :

Petit monument situé sur la route de Tlemcen à Sebdou, à la hauteur du centre hospitalier de Tlemcen, BAB EL KHEMIS, ou porte de l'armée, est un édifice de 4,50 m de largeur, 9 m de hauteur et 4 m de profondeur.

Construite dans un style pur et correct, comportant 2 cintres d'un gracieux aspect, réunis par un plafonnage, elle ne comporte pas d'autres décorations que celles constituées par l'harmonieux agencement de briques.

Sa destination finale n'est pas bien connue: arc de triomphe des sultans Mérinides ou élément d'un mur de circonvallation construit lors du siège de Tlemcen? Ce sont ces deux hypothèses qui retiennent le plus l'attention.


 

Monument mystérieux datant des Almoravides:

Édifiévraisemblablement au 12eme siècle, par les Almoravides, et restauré depuis, c'était une kouba construite en briques sur plan octogonal, formé d'arcs, découpés chacun de 9 grands lobes avec une coupole à 8 pans, reposant directement sur les arcs.

On y a découvert l'épitaphe d'une petite princesse, arrière petite fille de Yaghmoracen, morte en 1412 et celle d'une femme de sang royal, ce qui a motivé probablement sa construction et son appellation.


 


La Kessaria :

Ce quartier a conservé la vocation commerciale qu'il eut depuis le Moyen Âge, à l'époque ou existait de très importantes relations commerciales entre les ports chrétiens de la Méditerranée et ceux de la côte Maghrébine.

Elle s'étendait sur cinq hectares, constituant alors un vaste caravansérail, une véritable cité construite sous les Zianides, avec une enceinte crénelée, comportant 2 portes, traduisant tout l'esprit de tolérance des souverains musulmans à l'égard des 2.000 marchands et des artisans qui y résidaient.

Ces occupants avaient une liberté totale de culte, en ayant la possibilité d'avoir leurs prêtres, leurs couvents et leur églises, alors que la même tolérance n'existait pas pour les marchands arabes, en Europe.

A cette tolérance religieuse, s'associait une tolérance administrative puisque seul leur consul était chargé d'administrer leurs affaires et de régler leurs différends. C'est là aussi que l'on a trouvé la tablette de marbre ou figure la mesure de longueur type du commerce ou coudée royale promulguée par Abou Tachfin 1 et conservée actuellement au Musée de Tlemcen.

Elle fut occupée par les militaire français après la conquête de L'Algérie, puis détruite à la fin du 19 ème siècle (emplacement actuel du marché couvert). Ce quartier est axé sur la rue Mrabet Mohamed, devenue rue piétonne Il y règne tout au long de la journée une activité commerciale intense avec prédominance d'un public féminin qui s'affaire dans les différents magasins de tissus, bijoux et, objets artisanaux.

De la kissaria on peut se rendre à la place des Martyrs (chouhada) et à l'ancienne Médina avec les quartiers de Sidi El Yeddoun, Djamaa Chorfa, El Qoran El Kébir, El Qoran Esseghir, derb sensla, ou une population très dense, en majorité d'origine rurale, habite les vieilles demeures autrefois occupées par les familles Tlémcéniennes et qui sont dans un état pour la plupart fort délabré. Certaines de ces demeures ont abrité des Saints et des Savants de grande renommée

 

Les sites naturels de Tlemcen

 

Les grottes :
En s'y rendant, on trouve des hautes falaises encadrant un ravin profond par l'oued Mefrouch avec des escarpements roses et rouges, donnant naissance au célèbres Cascades d'EI-Ourit, qui ont fait la fierté de Tlemcen et, qui ont disparu depuis la construction du barrage du Mefrouch.

A 16 km environ de la ville, en passant par Ain Fezza, on trouve les grottes de Béni Aad. C'est une importante cavité creusée dans la roche calcaire du massif de Tlemcen comportant une galerie et plusieurs salles bien aménagées et disposant d'un éclairage suffisant.

Les concrétions calcaires dessinent des stalactites et stalagmites aux forme les plus variées et de toute beauté. Dans son ensemble la galerie est sensiblement rectiligne avec deux élargissements importants qui constituent les salles, auxquelles s'adjoignent de nombreuses niches ,le tout est d'un charme qui satisfait les plus exigeants.


 

LALA SETTI :

Vers le Nord, les contreforts septentrionaux des monts de Tlemcen se prolongent par un palier inférieur, le plateau de Lalla Setti (1025 m) et en contre bas un second pallier (806 m) sur lequel s'est établie l'ancienne ville de Tlemcen. contribuant à son tour à attirer les touristes.

La Corniche avec sa forêt de pins, et au plateau de Lalla Setti surplombant la ville, d'où l'on pourra jouir d'un panorama admirable englobant la ville avec ses environs, les quartiers d'extension (Kiffane, Champ de mars, Imama) et les villages avoisinant à l'horizon se profilent les reliefs constitués par les monts des Traras.



Les plages :
La wilaya de Tlemcen est forte de plusieurs plages de grande renommée à travers tout le territoire Algérien, comme celle présentée ci dessous (Plage de Rechgoun).

 

 

 

 


 

La tafna :
Bassin de la Tafna, monts de Tlemcen, et monts des Traras.

L'embouchure de la Tafna est en face de l'Île de Rachgoun, les premières eaux descendent d'un sillon formé par l'ourlet montagneux qui borde les hauts-plateaux.

La Tafna (ou l'oued El Merdja qui en est une des têtes) et l'oued Isser, qui en est le principal affluent, y prennent leurs sources au pied du djebel Kouabet et coulent en sens opposé. Les deux rivières décrivent ensuite une grande circonférence, la premièreà l'ouest, la seconde à l'est, pour se réunir à Remchi, à 25 kilomètres de la côte, enveloppant ainsi dans leurs courbes le massif montagneux de Tlemcen.

 

 

 

Conclusion

Tlemcen par sa beauté, ensorcelle les coeurs, elle atteint les limites de la perfection et a fourni aux panégyristes matière à déployer leur talent.

Yahia ibn Khaldoun dit un jour : << Arriver d'Oran à Tlemcen, c'est passer de l'enfer au paradis >>

Henri de Montherlleaux: << Tlemcen est toujours belle et mon coeur toujours jeune, ici j'aurai toujours Vingt ans à te chanter Tlemcen, rien n'abattra mon zèle. Je te voue à ta gloire aujourd'hui sans retour, car je t'aime, vois- tu d'un fanatique amour, et si belle sois- tu, je te rêve plus belle >>.

 
Copyright Benmessaoud Mohamed 2006